18 juin 2008

Allez les djeunz!

Dimanche dernier, Marianne et moi avons été honorés.

Si, si.

Les djeunz de l'église nous ont invité, rien que nous tralalalalère (et ça fait des jaloux, qui répandent la rumeur selon laquelle on s'est invités, ou bien qu'on se croit encore jeunes... pffff), à pique-niquer sur la plage et à passer l'après-midi ensemble.

Nous, contents, on a dit oui. Pauvres jeunes, s'ils savaient à quoi s'attendre... Il y avait Mathilde, Stacy, Klervia, Jeanne, Marianne, Esther, Emma, Yona et moi. Tu parles d'une bande de jeunes!

Donc nous sommes allés çà l'île-Tudy, le temps était breton (traduire : incertain) et le vent légèrement frais. Mais ça allait, ce n'était pas désagréable. Esther avait invité Emma, donc elles étaient 3 enfants (Yona était là aussi), et elles ont joué avec une anglaise rencontrée sur la plage avec laquelle elles n'arrivaient pas à communiquer. Elles se sont éclatées!

On a beaucoup ri, oui oui, avec les djeunz ont rigole beaucoup, et ça fait longtemps que j'avais pas eu l'impression d'être jeune moi aussi. On a fait une partie de Kem's (ça faisait une éternité qu'on n'y avait pas joué) même que c'est Marianne et moi qu'avons gagné. Normal, on est les meilleurs.

Et puis les jeux de sable c'est rigolo. Quand Mathilde a commencé à m'embêter avec le sable (je n'aime pas le sable, alors faut pas me chercher, hein) je lui ai mis la tête dedans. Normal, quoi. Sauf qu'elle en redemandait. Pfffffffffffffffffffffff ces jeunes ils savent pas ce qu'ils veulent. Mais Jeanne n'a pas été épargnée non plus, elle voulait me faire de sprises de judo... n'importe quoi... enfin, j'ai bien aimé hein, et ça faisait rire tout le monde.

 Bon, on s'est beaucoup taquinés, mais j'ai eu l'impression que quelque chose d'autre était passé. On peut avoir des discussions profondes avec elles (y'a que des filles... Joris, où étais-tu?) et on peut aussi bien délirer. Finalement, on s'est rendu compte qu'on était pas si vieux que ça, Marianne et moi (on se rassure comme on peut).

Nous sommes ok pour remettre ça. Quand vous voulez les djeunz! 

29 mai 2008

Inauguration à la salle des pêcheurs

Mardi soir, nous avons été en groupe à l'inauguration d'une église, à Concarneau.

 Il s'agit d'une ch'tite église (pour l'instant) qui se réunit dans une salle des fêtes, dans le port. CBNI, c'est le nom de l'église.

J'ai été content de revoir José et Valérie, content aussi de revoir Anaïs, Noëlia et Paloma. Surpris de voir que Noëlia jouait si bien de la guitare, et de voir Anaïs chanter comme ça... Vraiment, c'est du talent en barre!

J'y ai aussi revu Ludo, ça faisait longtemps.

On a chanté, on a écouté Jémuel prêcher sur Abraham et la marche de la foi, et on a mangé. Un bon petit moment, simple et convivial, qui montre que même lorsqu'on n'est pas (ou plus) de la même église locale, même si on n'a pas les mêmes pratiques et les mêmes traditions, pas la même manière de fonctionner, eh bien on se retoruve quand-même entre humains qui partageons une chose commune, essentielle : la foi en Jésus.

Merci pour l'invitation ;-) 

20 avril 2008

Encore un dimanche matin pas comme les autres

Ce matin, comme tous les dimanche matin, ou presque, direction notre petit église. Envie de rencontrer des gens qui aiment Dieu et de nous communiquer cet amour, en nous rassemblant pour louer, adorer et entendre ce que sa Parole a à nous dire.

Bon, c'est moi qui prêchait ce matin, et j'avais dans le coeur de parler de ce qu'est la solidarité. En gros : la solidarité ce n'est pas seulement aider quelqu'un, c'est de rester bien assemblé avec lui. Comment pouvons-nous mieux nous assembler les uns aux autres afin de mieux pouvoir répondre aux besoins les uns des autres? Avec un final sur l'ouverture - évidemment - à ceux qui ont des besoins hors de l'église locale. Bref, j'avais bien combiné mon message.

Mais en route, je disais à Marianne que les choses ne se passeraient certainement pas comme prévu... je sentais que Dieu allait nous faire une surprise... mais ça ne me tranquillisait pas trop, parce que je ne savais vraiment pas où il m'amènerait à parler!

La louange, déjà, était spéciale. On pouvait sentir la présence de Dieu d'une manière forte, très forte, comme je crois nous ne l'avons jamais vécue jusqu'ici dans cette église. Un vrai moment de bonheur. Et quand c'était à mon tour, pour prêcher, je n'avais plus que 40 minutes devant moi!!! Je ne pouvais pas caser mon message, car ce n'était pa CA que Dieu était en train de faire...

Je me suis donc concentré sur l'introduction de mon message, dans laquelle j'ai développé des anectodes personnelles. Mais j'étais, comment dire... surexcité... euphorique... incontrôlable... J'ai horreur des prédicateurs qui parlent trop fort pendant leurs sermons, ou qui crient, et je crois bien que j'aurais eu horreur de mon message à cause de ça. Je suis très gêné, parce qu'en fait, d'un côté, je suis sûr que c'est comme ça que ça devait se passer, et que les gens ont reçu le message parce que c'est de cette manière qu'il a été donné, mais en même temps je n'aime pas la manière dont j'ai transmis ce message. C'était trop, beaucoup trop. Je n'aime pas du tout me présenter devant l'église de cette manière. Mais bon, voilà, c'est fait, toutes mes excuses ont personnes que ça a gêné, s'il y en a.

Pour l'instant, je ne suis pas décidé à mettre ce message en lligne. D'une part parce qu'il n'est pas accessible actuellement. D'autre part parce que je veux l'écouter avant, car je ne sais pas trop ce que ça peut donner. Je ne suis pas sûr de pouvoir assumer la forme de ce que j'ai dit (alors que le fond, pas de problème). Normalement, je prêche à nouveau le 15 juin. Merci de prier pour que Dieu me permette d'annoncer un message qui soit vivant, mais dans le calme et la douceur de l'Esprit. Et priez toujours pour que mon coeur reste fidèle à la Parole qu'il m'a donnée.

A bientôt, donc. Et que Dieu vous bénisse, que vous soyez croyants ou non. 

29 janvier 2008

Voyage lutècien

Salut à tou(te)s,

Une petite info : Marianne et moi serons à Paris samedi 2 février. On part vendredi soir et on revient samedi soir.

Pour quoi faire?

Participer à une journée nationale de l'ASEv  dont le thème est "Vivre son engagement de travailleur social chrétien avec les exigences de la réglementation et de la laïcité".

Ca promet, n'est-ce pas?

N'oubliez pas qu'en cliquant sur les zones bleues soulignées, vous avez accès aux pages web liées.

Au passage, je vous signale que les filles sont malades depuis 2 semaines. Esthe va mieux, même si elle tousse beaucoup, et Yona avait encore de la fièvre hier soir. Elle est actuellement chez ses grands-parents. C'est dur!!! 

 

 

 

17 décembre 2007

La fête de Nouyel est finie

Voilà.

Les décors sont ramassés, la tension est tombée, le rideau aussi, mais ce n'est pas la dernière séance.

Cette année, la salle était pleine. Tout plein d'invités à gogo, si bien tant beaucoup que la salle était trop petite.

Ca c'est pour le côté fête.

Côté logistique et spectacle, on a du pain sur la planche. Heureusement, les gens qui viennent savent à quoi s'attendre : des amateurs qui font une fête et un spectacle plus pour s'amuser et passer du bon temps, que pour réaliser une performance quelconque. Ouf!

Ceci dit, question performances, on n'est pas mauvais. Surtout dans l'improvisation! Je ne vous raconte pas les surprises...

Pour ma part, on avait décidé le matin-même de faire de moi un des bergers. Moi je m'étais fait à cette idée, mais une heure avant la spectacle - les invités n'avaient pas commencé à arriver - j'apprends que le technicien (vous savez, celui qui lance la musique, qui règle les micros, et qui - pour le coup - faisait le narrateur sur une histoire... celui sur qui reposent toutes les attentes des autres, quoi!), eh bien le technicien doit s'en aller, parce que pendant que nous on fête la naissance du bébé le plus important de l'Histoire des humains, lui il part à l'hôpital voir si le bébé le plus important de son histoire actuelle n'est pas en train d'arriver... Bon, que le futur papa s'en ailler, c'est logique! Pas de problème.

Mais c'est à moi, qui n'y connais rien en technique de sono, qu'on demande de le remplacer... Emilienne transformée en berger 3/4 d'heures avant l'heure, moi transformé en technicien sono, le monde à l'envers quoi...

Comme quoi, il faut toujours se tenir prêt en toutes circonstances, regardant le projet global plus que nos petits intérêts personnels...

Quoi qu'il en soit, ça s'est bien passé. Globalement, mon sentiment c'est qu'on aurait pu bien mieux faire si on avait été plus ensemble dans la préparation du spectacle, mieux coordonnés, et mieux informés. Mais on s'en est bien sortis. Ceux qui étaient là ont - j'y crois - passé un bon moment. Et les enfants étaient vraiment géniaux, comme d'habitude. Enlevez les enfants et ce spectacle n'a plus de raison d'être. 

Merci à vous tous qui vous êtes donnés pour que le spectacle se passe bien. Merci à vous qui nous avez soutenus. Et merci à vous qui êtes venus.

Esther a été particulièrement contente de voir Nolwenn et Brian.

Yona s'est bien amusée avec Armel.

Merci les enfants. 

23 octobre 2007

Les enfants

Dans mon église, je fais partie de l'équipe qui aide les enfants à connaître Dieu. Je suis "moniteur du club", c'est-à-dire moniteur pour les enfants de 6 à 11 ans (grosso-modo).

Je prends de plus en plus plaisir à être avec les enfants. Leurs réactions, leurs réflexions sont autant d'occasions de travailler avec eux les sujets profonds et existentiels qui traversent leur vie. Et plus je travaille avec eux, plus ils me font prendre conscience de mon manque d'énergie, de mon manque de patience, de mon manque de souplesse... Ils me font réaliser ce que signifie vraiment être comme les enfants. Je dirais même qu'au travers d'eux, Dieu le réalise en moi. Il y a encore beaucoup de travail.

Ceci dit, une grande leçon que les enfants m'ont apprise dimanche dernier, elle celle-ci:

Moi, je viens à eux en tant que moniteur. Je suis celui qu'on doit écouter. Donc je suis celui qu'on doit affronter si on veut se faire remarquer par les autres. Je suis celui qui veut qu'on l'écoute, qu'on lui obéisse. Celui à qui on doit donner des réponses formatées.

Moi, j'essaye de les déformater. Pas de les envoyer sur d'autres planètes intellectuelles, non, mon but n'est pas qu'ils resortent en ne sachant plus ce qui est vrai ou faux! Mais j'essaye de les déformater. Que mes questions n'aient pas de réponse évidente. Qu'ils arrivent à dire "je ne sais pas". Qu'ils arrivent à se tromper sans que ce soit un drame honteux. Ainsi, j'essaye de relativiser les réponses qu'ils me donnent parfois, lorsqu'elles sont trop calibrées.

Moi, j'essaye de les faire avancer en compréhension de Dieu et amour du prochain. Moi, j'essaye de faire en sorte qu'ils passent un moment agréable malgré tout, qu'ils prennent leur pied au club. Moi, j'essaye de les aider à être encore plus amis, à être les uns pour les autres des gens sur qui ils peuvent compter. Moi, j'essaye de faire en sorte qu'ils puissent compter sur moi.

Mais moi, j'ai appris que je n'étais pas le maître et eux les élèves. Moi, j'ai appris que je ne leur étais pas supérieur. Moi, j'ai appris qu'ils sont mes égaux. J'ai une autorité sur eux, autorité qui est dûe au rôle que j'ai auprès d'eux, mais une autorité qui est loin de la hiérarchie. Ils sont mes égaux. Il s'agit d'une autorité liée à un projet : le projet de les faire grandir en Dieu. Moi, je ne suis pas leur supérieur.

Moi, j'ai appris que je ne pouvais rien faire sans eux. Que si j'essaye de faire quelque chose sans eux, ils resteront formatés, me diront "oui, oui" et feront "non, non". Leur participation active est essentielle à l'aboutissement du projet.

Moi, j'ai appris que je n'étais qu'une pièce comme les autres, pièce qui les aide à s'imbriquer les uns aux autres dans une relation fraternelle - pièce importante donc - mais pas pièce modèle, ou pièce maîtresse. Chacun d'eux est tout aussi important que moi.

Et j'en ressors grandi. Déformaté. Démoniteurisé. Décalibré.

J'en ressors plus aimant, plus reconnaissant, et plus amoureux de mon action auprès d'eux.

J'en ressors plus enfant. 

14 octobre 2007

Un Havre de paix

Hier, c'était samedi.

Et samedi, je me suis levé à 4h20. Faut-il être dérangé!

On était 5 de Quimper : Yvon-le-pasteur, Maryvonne-la-femme-du-pasteur, Christiane, Michel et moi. 5 à partir à 5 heures. Pour Le Havre.

On est parti pour participer à une réunion de responsables Nouvelles Frontières France dans l'église NF du Havre. Réunion où on - personnellement - j'ai rencontré des gens que je ne connaissais pas (dont j'avais entendu parler, pour certains), on a loué Dieu ensemble, Yvon a expliqué ce qu'était un responsable (ou dirigeant, ou meneur, ou leader) dans l'église, et on a prié pour les églises présentes (sauf que nous, malins, on est partis après qu'on ait prié pour nous...)

Beaucoup de confirmations concernant la direction que devait prendre notre église... Ça fait du bien!

Merci à vous tous qui avez participé, et à vous qui nous avez soutenu dans la prière!

Et merci à mes compagnons de voyage d'avoir accepté de rire de nos blagues... 

 

02 octobre 2007

Week-end de rentrée...

Ça y est, le week-end est fini.

Certains d’entre nous auraient voulu que ça dure, encore et encore. Moi-même, je n’y aurais pas été opposé. Mais, la vie, ce n’est pas que ça. Hé non. Non, non.

Et je ne suis pas sûr que j’aurais pu tenir à ce rythme très longtemps non plus.

Ainsi, nous sommes arrivés vers 10h00 samedi (certains ne sont arrivés que l’après-midi, ce qui est normal, vu les obligations des uns et des autres), là ma ‘tite famille s’est installée dans la chambre. Pour info, nous avons occupé le centre de vacances de l’Ile-Tudy, qui sert généralement aux colos. Donc l’espace était bien adapté à nos besoins, et on avait vue sur la mer (presque les pieds dans l’eau !!!) Le cadre était vraiment idéal. Et surtout, il n’y avait pas de moquettes !!! C’est gentil de penser à mes petits acariens ;-)

J’ai commencé à préparer mon matériel pour le club des enfants. Ce week-end, le thème 510d0a8c2af8a083331499ee9cf5a0ce.jpgétait double : l’Afrique et Servir Dieu. L’Afrique, parce qu’on n’a pas fini d’apprendre des Africains. Sans en être conscients, ils ont beaucoup apporté à notre culture chrétienne, et servent souvent d’exemple à notre foi. Ainsi, nous avons pu évoquer (hélas ! le temps manquait pour y aller en profondeur) ce dont les Africains avaient besoin, et ce que les Africains pouvaient nous apporter. Pour embrayer sur les thème du service, puisque nous sommes appelés, en tant que chrétiens, à servir. On a parlé beaucoup de l'Apartheid et des discriminations, au point qu'un enfant (je ne vous dirais qui c'est, na!) a dit : "hé, papa, c'est pas normal ça. Regarde, nous on est que deux blancs, et les autres copains et copines ils sont tous marrons. Pourtant on aime bien être ensemble, et on a la même valeur!!!" L'Apartheid vu par les enfants, c'est génial. Ça redonne un peu d'espoir en l'humain.

Qu’est-ce que ça veut dire servir Dieu ? Comment peut-on rendre service aux autres ? Quels exemples les Africains nous ont-ils laissé ? Quels sont les différents domaines d’actions dans lesquels les enfants peuvent servir ? Les service d’un enfant a-t-il la même valeur que celui d’un adulte… A toutes ces questions (dirigées), les enfants ont donné leurs réponses. Et j’ai travaillé avec eux sur ces réponses. C’était très intéressant de voir à la fois l’intelligence qu’ils avaient de certains sujets complexes, de voir aussi quels étaient leurs préjugés – et de les aider, par le biais de questions, à les dépasser, et surtout de voir le fruit instantané de leurs trouvailles ! En effet, leur attitude – au moins pendant le week-end – a changé concernant le service : ils ont débarrassé leur table sans que personne ne leur donne de consigne à ce sujet… Esther continue dans cette démarche en étant plus attentive aux besoins des autres. La difficulté pour nous, adultes, sera d’entretenir ces mêmes dispositions pour nous-même…

260f80dd0b5dc357a62191b6402dfa66.jpgLe samedi après-midi, on avait organisé des petits ateliers (après la sortie « pêche à pied » et ramassage de coquillages). Mon Casse-boîte a connu un franc succès, mais les autres ateliers n’étaient pas en reste : atelier saveurs (on goûte des fruits les yeux fermés en essayant de deviner ce qu’on mange), atelier fabrication de percussions, atelier déguisements/maquillages, atelier préparation de pâte à beignets, atelier pochoirs, atelier crayons et feutres, atelier chants africains. J’ai l’impression que les enfants se sont éclatés.

Le samedi soir, après un superbe coucher de soleil (et plein de jeux dans la cour) je leur ai raconté la vie de 3 personnages Africains chrétiens qui ont changé les choses en servant les autres : Saint-Augustin, Charles Mombaya et Desmond Tutu. C’est là que j’ai choppé mon angine…

 

La nuit étant difficile, je me suis réveillé le matin la tête dans le… sac ! La louange du culte m’a donc fait énormément de bien. Les enfants ont chanté des chants africains devant l’assemblée, c’était vraiment très chouette. Et on est repartis au club, où après avoir discuté ensemble, on a fait des mimes. Les enfants tiraient au sort des cartons que j’avais préparés, sur lesquels étaient écrits des idées de service. Par exemple : faire le ménage, distribuer la sainte-cène, partager son repas, tenir la porte quand les gens passent, consoler quelqu’un, inviter quelqu’un… etc. Et ils devaient le mimer ! Chapeau à tous nos acteurs en herbe, parce que ce n’était pas forcément facile !

Et le dimanche après-midi, il y avait 3 baptêmes. J’aime bien ça, les baptêmes. Dans notre église ça se passe dans la mer. C’est génial ! Et bonjour l’ambiance !!! Les baptisés vont dans l’eau avec le pasteur et une autre personne de l’église (en général, la personne qui a accompagné le cheminement du baptisé) et après avoir confessé sa foi, plouf ! A la sortie de l’eau, l’assemblée chante (là en plus, y’avait une guitare, ça cartonnait). Bien sûr, ça doit faire bizarre de voir un groupe d’allumés sur le bord de l’eau en train de chanter des cantiques pendants que certains prennent un bain, alors que le temps est pas terrible. Bon. Ok. Mais on s’en fout ! C’est aussi ça, l’église (heu… quelqu’un se rappelle-t-il de la scène de baptême dans le film « O’Brother » ?)

Merci à tous ceux qui, au quotidien, ont organisé les repas, le ménage, et toutes les autres choses qui sont invisibles mais qui sont indispensables pour qu’un tel événement puisse bien marcher. Merci à ceux qui sont restés quand il n’y avait plus personne, et qui ont tout nettoyé… Merci à ceux qui ont, dès le départ, tout organisé pour recevoir – tenez-vous bien – 50 adultes et 25 enfants…

Bien entendu, je ne sais pas ce qui s’est passé côté « adultes ». C’était certainement très intéressant. Mais je ne peux rien regretter : j’ai vécu des super moments avec les mignons et les mignonnes, et si je suis sur les rotules, ben je suis aussi rempli de joie. Parce que là où j’étais, et dans ce que je faisais, il y avait la vie, là aussi.

28 septembre 2007

Week-end en vue!

Ce week-end, on n'est pas à la maison.

Autant vous prévenir!

On a organisé ce qu'on a appelé un week-end de rentrée. On fait ça tous les ans, dans notre église. Le but de ce week-end, c'est de faire le point sur l'année passée, sur les projets à venir, et de vivre un week-end ensemble, dans la détente, pour mieux se connaître. On essaye de faire ça pas très loin de chez nous (cette année ce sera à l'ïle-Tudy), histoire de pas avoir 3 heures de route, mais dans le même temps il est intéressant de voir les gens jouer le jeu.

Bon, certains n'aiment pas trop la vie en collectivité, ça leur permet aussi de ne pas dormir avec les autres en rentrant chez eux. Et d'autres encore ne voient pas l'intérêt de passer un week-end tous ensemble. Et il y a ceux qui ne peuvent pas, parce qu'ils ne sont pas disponibles. Tout cela est laissé naturellement à l'appréciation de chacun. Personne n'est obligé de rien.

En tout cas, je vais pas mal m'occuper des enfants, et c'est super! J'espère que pour eux aussi ce sera super... J'espère surtout qu'il fera beau, qu'on puisse prendre l'air, et rester dehors tout le temps. Et comme vous le savez déjà, en Bretagne, il ne pleut pas très souvent, donc ce sera facile.

On prévoit 48 adultes, et moitié moins d'enfants. Il y a deux ans, à Crampoisic (c'était quand-même un peu plus loin...) il y avait deux fois moins de participants...

Je vous ramènerai peut-être quelques photos, si j'ai les autorisations des gens... ;-)

Alors, je vous souhaite un bon week-end! 

11 septembre 2007

Peut-on éviter de généraliser?

Nous vivons vraiment dans un monde de représentations difficile.

Lorsque quelque chose ne nous plaît pas quelque part, on "jette le bébé avec l'eau du bain", comme on dit. On oublie souvent de garder le bon dépôt, de discerner ce qui est juste de ce qui ne l'est pas. Et nous commettons alors une grave erreur.

Généraliser de la sorte, c'est prendre le risque de passer à-côté de ce que Dieu (ou la vie, pour ceux qui préféreraient ce vocable) a en réserve pour nous. Mais quel humain pourrait ne pas généraliser? Sans le vouloir, sans même en avoir conscience, nous sommes accrochés à ce travers...

Dans la vie d'église, c'est pareil : personne n'échappe vraiment à cette maladie oculaire. Récemment, un ami m'a fait le commentaire suivant (je cite dans l'à peu près) : "Pour ma part, je ne suis pas charismatique, parce que j'ai vu trop de débordements chez nous..." Combien je peux comprendre sa remarque. Les souffrances observées dans certaines déviances sont telles que nous sommes parfois en droit d'être prudents à l'égard de la cause de ces déviances. Je crois bien avoir moi-même été une victime de déviances semblables.

Un petit point de digression maintenant. Pour ceux qui se posent la question : "charismatique, c'est quoi?", je vais essayer de définir simplement ce mot. Dans une église chrétienne, charismatique signifie que les gens croient que le Saint-Esprit, personne divine du Dieu trinitaire et unique, a une activité particulière sur la terre depuis le jour de la Pentecôte. La Bible dit que le Saint-Esprit permet à ceux qui croient en Jésus d'exercer des dons particuliers, à certains moments. Il est question des dons de guérison, de prophétie (il s'agit ici plus de dévoiler une situation actuelle dans le but d'encourager que de dévoiler l'avenir, même si ce dernier point n'est pas exclu), d'opérer des miracles... même l'hospitalité est vue comme un don de l'Esprit. Il s'agit de signes qui encouragent les croyants, et qui troublent les non-croyants. Ceux que l'on appelle les charismatiques croient en ces choses.

Pour ma part, sans remettre en question ces dons - car je suis moi-même charismatique - j'aimerais quand même comprendre pourquoi ces dons ne se manifestent pas plus souvent chez les chrétiens (c'est-à-dire moi-même)... Ceci dit, je ne peux pas, pour ma part, ne pas y croire, ayant expérimenté des choses dans ce domaine. Le mystère est là, et raisonnablement on peut comprendre que des choses soient inexplicables pour l'instant.

Ainsi, la pratique charismatique est biblique. Il s'agit bien d'une activité chrétienne qui a eu lieu dès le fondement de l'église, dès son existence. Paul l'évoque dans plusieurs de ses lettres (Romains, 1 Corinthiens...), le livre des Actes est rempli d'exemples, et bien sûr les Évangiles montrent en plusieurs endroits que ceux qui croiront feront les mêmes choses (les mêmes choses!!!) que Jésus a faites.

Si vous voyez un chrétien charismatique, n'attrapez pas peur : c'est un chrétien normal.

Maintenant, le problème soulevé par mon ami est d'un autre ordre : il s'agit de certains dérapages observés dans des milieux charismatiques. Et Dieu sait si les dérapages existent. Mais de là deux questions s'imposent à mon esprit :

  • ces dérapages n'existent-ils que chez les charismatiques?
  • peut-on juger une doctrine à la lumière de sa mauvaise application?

1/ bien sûr, la première question répond elle-même à l'interrogation. Non, des dérapages de toute sorte existent partout. Voyez les intégristes de tout poil qui ne sont pas forcément charismatiques (il existe des intégristes charismatiques, oui). Par intégriste entendons non pas "radical", mais "celui qui veut imposer sa foi à d'autres". Le fait de la partager et de la vivre à fond peut exprimer la radicalité (Jésus était radical), mais le fait de vouloir l'imposer de force à l'autre exprime l'intégrisme (Jésus n'était pas intégriste). Les manipulations psychologiques - qui nous amènent forcément à parler de dérives sectaires aujourd"hui - existent chez certains groupes charismatiques, oui. Mais chez beaucoup de groupes non charismatiques aussi! Il n'est besoin que de regarder du côté des partis politiques... Bref, de cette question j'en tire la conclusion suivante (même si j'ai les moyens de développer ce propos je préfère arrêter là l'argumentation) : ce qui se passe chez les charismatiques n'est pas pire que ce qui se passe chez les non charismatiques. Le problème ne vient donc pas de la pratique des dons (ou charismes) reçus du Saint-Esprit, mais le problème doit venir d'ailleurs. Le sujet n'est pas ici d'exposer mon point de vue sur les causes probables des dérapages.

2/ cette question semble plus complexe. En effet, quelqu'un qui dit "je ne vole jamais" et qui - parfois sans s'en rendre compte - prend pour lui ce qui ne lui appartient pas, invalide sa parole. Cela ne fait pas forcément de lui un menteur, néanmoins, sa parole n'est pas vraie... Bon, je ne vais pas vous embrouiller davantage. Si la Bible dit que le Saint-Esprit "est donné" à tous ceux qui reconnaissent la personne et l'oeuvre de Jésus-Christ pour leurs vies, et que ce don s'exprime, pour chacun peut-être de manières différentes, mais par des manifestations un peu particulières, parfois extraordinaires... et que des gens font n'importe quoi de ce qu'ils ont reçu, cela invalide-t-il la Parole de Dieu? ou bien n'est-ce que la pratique en question d'un individu particulier qui est invalidée?

Prenons un autre exemple. Exemple d'ailleurs bien connu. Je déclare : "moi, je ne peux pas croire en Dieu, parce que l'Eglise, au travers des siècles, a commis trop d'atrocités". Ceci est une double déclaration. D'abord "je ne peux pas croire en Dieu", puis "l'Eglise a commis trop d'atrocités". Les deux propositions sont certainement vraies. D'abord, il n'est pas naturel de croire dans le Dieu de la bible. Pour y croire, il faut au préalable que Dieu ait touché notre coeur. Ensuite, il est vrai que les chrétiens de tout temps ont participé activement à des atrocités. Ces deux propositions sont donc vraies.

Cependant, ce qui est faux, voire mensonger, c'est de faire de l'une de ces propositions la conséquence de l'autre. En effet, je peux aussi remarquer que beaucoup de chrétiens ont fait beaucoup de bien tout au long de l'histoire de l'église. Ainsi j'en tire la formule magique suivante : "je crois en Dieu parce que l'église a réalisé trop de bonnes choses". Si la première formule est valide, celle-ci aussi est valide. Le problème, c'est qu'aucune des deux ne l'est. Pourquoi? Parce que croire en Dieu ne dépend pas de ce que je constate.

Ce que je constate peut m'éloigner ou me rapprocher de Dieu. En tout cas c'est ce qu'on aime croire. Mais dans les faits, c'est la foi que Dieu met en nous qui est agissante en la matière. Pour preuve : les mauvaises attitudes des chrétiens n'ont jamais remis en question pour la totalité de l'humanité l'existence de Dieu. Ce qui est invalidé ici n'est pas l'existence de Dieu, mais bien plutôt la manière dont ces personnes expriment leur foi.

De la même façon la doctrine n'est pas balayée par les observations qu'on peut faire. La Bible dit que le Saint-Esprit a été déversé sur les chrétiens, et qu'il a donné des charismes. Ce n'est pas parce qu'il y a des dérapages que les charismes n'existent pas.

Ceci dit, les charismes doivent être exercés, selon Paul, dans le contexte de l'amour. Méditez sur les dons évoqués par Paul dans ce passage, et surtout sur l'attitude de coeur à avoir dans leur exercice... C'est un des plus beaux textes qui aient été écrits sur l'amour, et faites bien attention : il s'agit d'un texte prophétique...

Je crois avoir été clair sur la validité biblique de l'exercice des charismes donnés par l'Esprit de Dieu. Est-ce que ça vous semble clair?

Un dernier point important pour moi. Je n'ai pas dit que les non charismatiques étaient moins chrétiens que les charismatiques. Ce n'est pas mon opinion. Ce que je dis, c'est que la Bible encourage tous les chrétiens à exercer les dons du Saint-Esprit :

1Co [12:31]
   aspirez aux dons les meilleurs. et je vais encore vous montrer une voie par excellence.
1Co [14:1]
   recherchez la charité. aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie.
1Co [14:12]
   de même vous, puisque vous aspirez aux dons spirituels, que ce soit pour l'édification de l'Église que vous cherchiez à en posséder abondamment.
1Co [14:39]
   ainsi donc, frères, aspirez au don de prophétie, et n'empêchez pas de parler en langues.

Mais les non charismatiques sont tout autant mes frères/soeurs en Christ que les charismatiques.

;-)

 

Toutes les notes